L'écriture est parole et silence à la fois. Denys Gagnon.

L'écriture est parole et silence à la fois. Denys Gagnon.

Hellow tout le monde!
Mon blog sera la publication d'une histoire, que j'ai pris et prend plaisir à écrire. Et aujourd'hui je veux vous la faire partagée afin d'avoir vos avis. Pour commencer, voilà le prologue, il ne révèle pas le présent mais l'avenir de cette histoire.


Quand elle l'a rencontrée, elle ne pensait pas que sa allait se passer comme sa et surtout que sa se finirait ainsi. Elle avait imaginée une toute autre fin à cette histoire, Une comme dans les films ou les histoires pour les petits « ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants » mais le destin en avait décidé autrement. Elle avait peur, peur de se rendre à l'évidence et de s'en vouloir. Le choix qu'on lui demandé était trop difficile, impossible même, mais il menait au final à la même conclusion. Celle qu'elle n'aurait jamais aimé vivre. Elle avait tout misée sur cet avenir qu'ils s'étaient imaginés, et qui du jour au lendemain a été anéanti, par une simple annonce, une triste réalité. Et voilà que maintenant, on lui laissée le choix entre garder un peu d'espoir ou effondrer tout ces rêves, en une seule bouchée, en une unique réponse positive. La vie peut être injuste parfois, mais c'est la vie.


Woody.


# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:09

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 07:57

Le train train habituel va bientôt dérailler qui veut rester dedans n'a qu'à bien s'accrocher. De Robert De Houx.

Le train train habituel va bientôt dérailler qui veut rester dedans n'a qu'à bien s'accrocher.  De Robert De Houx.
Chapter one, Part one: Rentrée et Déception



Dans la demeure des Espino, Candie était convier à une fête, et elle avait demandée à sa petite s½ur de l'accompagnée, celle-ci avait au début décliner l'offre restant sceptique, mais au final elle avait fini par acceptée. A peine le temps de se préparer, qu'il fallait déjà partir en route, l'aînée était vêtu d'une belle robe, longue, de couleur rouge, tandis que la cadette avait opté pour une tenue simple, décontractée, un jean et un débardeur faisait l'affaire et si sa plaisait pas c'était pareil, ce n'était pas sa fête, ni l'invitée après tout. Cette soirée avait été organisé dans le but, de clore les vacances, avant de reprendre les longues journées assis sur une chaise à écouter leurs professeurs, racontant leurs cours plus ennuyant les uns que les autres. Arrivée sur les lieux de cette fête, elle se gara puis sortirent de la voiture, se dirigeant vers l'entrée de cette salle déjà bien remplie et qui dégageait une odeur nauséabonde entre le tabac, l'alcool et la drogue...Elles franchirent la porte, longeant le long couloir qui menait à la pièce d'où sortait des bruits que l'on entendait à tue- tête. Dans cet interminable corridor, on pouvait y apercevoir, sur la gauche, une porte grande ouverte, où il s'y trouvait une jeune fille, la tête dans les toilettes, en train de rejeter tout ce qu'elle avait pu ingurgiter jusqu'à maintenant. Une fois dans la salle, Candie alla dire bonjour à quelques amies, laissant sa s½ur, seule, qui trouva comme unique occupation regarder les autres se trémoussaient différemment selon les musiques, se servir des boissons qui les mèneront tout droit aux toilettes ou autres genres et puis pour finir ceux qui fument pour se donner l'air d'être grand en recopiant les copains avec l'envie de vouloir appartenir à un « groupe », mais aussi ceux qui le font pour noyer leurs soucis en les apaisant ou les rendant euphorique grâce a de la nicotine ou autre substances illicites. Ce spectacle devenait de plus en plus lassant, en plus de cela elle ne connaissait personne donc difficile de ne pas trouver sa ennuyant. En essayant de chercher du regard sa grande s½ur, elle vit une porte ouverte, elle se faufila dans la foule pour atteindre cette issue de secours qui l'éloignerait de toute cette chaleur qui y régnait et qui en devenait étouffante. Enfin dehors, pensa t- elle. Mais même à l'extérieur, il y avait des personnes louches qui vous regardaient d'un sale ½il, l'air critique, on ne pouvait déterminer si cela était en bien ou en mal, de toute façon elle s'en fichait, tout ce qu'elle voulait c'était que cette soirée se termine afin de retournée chez elle. Cette jeune fille, Silvia, alla s'asseoir en califourchon sur une petite murette loin de tous ces bruits, après quelques minutes, elle décida d'y allonger tout son corps afin de voir le ciel étoilés et peut être y apercevoir des étoiles filantes, pour espérer qu'un jour ses v½ux se réaliseront. Elle attendait que les minutes, les heures passent, pour ceux de l'intérieur cela devaient défiler très même trop vite, mais pour elle, cela sembler une éternité. Elle se releva doucement, pour ne pas avoir la tête qui tourne, la fraicheur se faisait ressentir de plus en plus, elle leva le regard à l'horizon, et put y entrevoir malgré la pénombre, un jeune homme qui se dirigeait vers elle, elle le reconnaissait bien, c'était le grand frère à Casey, Roberto, qui est aussi l'ex petit ami à sa meilleure amie, Regina. Elle se demandait ce qu'il lui voulait, lui qui ne lui avait presque jamais adressé la parole, pourtant il aurait pu, puisqu'il sortait avec Regina. Bon en même temps, il fallait bien l'avouer, sa meilleure amie était assez susceptible en son genre et énormément jalouse mais .... Cette petite réflexion, avait été écourtée, par les paroles que venait de dire le jeune homme, lui informant qu'elle devait aller voir à l'intérieur, parce que sa s½ur n'était pas dans son état normal et que si elle continuait à boire, elle pourrait finir aux urgences. Celle-ci ne prit pas la peine de lui répondre et se précipita directement dans cette salle, toujours étouffante, où elle alla rejoindre sa s½ur ivre. Elle la sortit dehors, pour qu'elle prenne l'air. Le jeune homme lui proposa de les ramenait, elle hésita un moment en regardant sa s½ur, c'est sure, elle ne pouvait pas conduire dans cet état, sinon c'était tout droit vouer à un accident. Elle accepta alors la proposition avec peu d'envie. Il dut aller récupérer son meilleur ami, Andrew et sa petite s½ur Casey, qui avait été dans la classe de Silvia durant le collège mais celle-ci ne la porter pas dans son c½ur, puisqu'elle était amie avec son ennemie... Au moment de rentrer dans le véhicule.
-Silvia, j'ai mal au ventre je vais vomir. Déclara t- elle en rejetant tous les différents cocktails ou autres liquides alcoolisés qu'elle avait pu boire durant la soirée, devant le passage pour entrer dans l'automobile.
-Comment on fait maintenant. Interrogea Casey tout en se plaignant et retenant Andrew pour ne pas qu'il tombe, lui aussi n'avait pas les idées claires.
-Et bien j'avance la voiture et vous y rentrer ensuite. Dit –il sereinement.
Une fois sa démarche faite, le petit monde pu entrer dans le véhicule du jeune homme. Normalement c'était Andrew qui comme à son habitude était devant, mais Casey avait refusé de se mettre derrière. Du coup, Silvia se retrouva au milieu, veillant sur les deux autres personnes qui était loin d'être lucide, sa s½ur avait toujours des nausées, on lui donna une poche que la jeune fille qui se trouvait du côté passagers avant, venait de trouver dans la boite à gants. Tandis que l'on se préoccupait de Candie, Andrew commençait peu à peu à fermer les yeux. Mais Silvia intervenu et lui donna une petite claque pour ne pas qu'il s'endorme, il manquerait plus que sa, qu'il tombe dans un coma éthylique... Une fois arrivée devant la maison des Espino, Silvia remercia Roberto de les avoir ramenées, puis Candie sortit de la voiture suivi de très près par sa s½ur, elle entama sa marche vers la porte d'entrée et au niveau des escaliers, elle tomba à terre emportant sa petite s½ur avec elle qui avait essayée de la retenir tant bien que de mal.

Quelques jours plus tard, ce fut le grand jour, celui que tout le monde rêvaient de ne pas connaître, ce moment ou tu veux et espères que les vacances continuent à jamais enchaînant fêtes, grasse mat', sorties, voyages...Mais la réalité rattrapa très vite le moral de chacun quand il a fallut préparer le sac de cours pour le lendemain. Pour certains c'était plus qu'une rentrée, c'était un grand changement incluant de nouvelles règles, de nouvelles rencontres, de nouvelles horizons... Et cela était le cas pour Casey, Regina et Silvia qui après avoir passées 4 ans dans le même collège, à voir pratiquement toujours les mêmes têtes que sa soit élèves comme professeurs, allaient entrer dans l'univers qu'elles redoutaient : Le lycée. Elles avaient peur. Mais peur de quoi ? Telle est la question mais quand on y réfléchi bien, elles craignaient de perdre leurs amis qu'elles s'étaient faites et avaient réussi à garder pendant toutes ses années...Avec le temps, elles s'étaient persuadées que de changer d'environnement n'était pas si terrible après tout, que l'on pourrait, donner une nouvelle image que celle que tout le monde était habitués à connaître, n'était peut être pas leur vraie personnalité, qu'elles s'étaient fondées jusqu'à maintenant une image différente de ce qu'elles sont réellement juste pour qu'on les apprécient, pour qu'on les jugent en bien plutôt qu'en mal... C'est fou comme le regard des autres peut interagir sur le moral des personnes. Et celèrent elles ne le voulaient plus, dépendre du jugement des autres, étaient inutiles et pourtant... Les réveils sonnèrent pour la majorité à la même heure, c'est-à dire 6h45, pour certains le réveil était facile mais pour d'autres cela était une autre affaire. Roberto avait allumé sa chaîne hifi pour que sa s½ur ne se rendorment pas tel qu'il la connaissait, elle avait du déjà retombée dans le monde des rêves, alors il avait fait en sorte de l'extirpé de ses habitudes quotidiennes pour ne pas qu'ils arrivent en retard au lycée. Tandis que Candie opta pour une autre option, elle ouvrit les volets de la chambre de Silvia, les rayons du soleil agressaient les petits yeux de la jeune fille encore dans les vapes, elle mit son oreiller sur son visage.
-Allez debout ! s'exclama l'ainée amusée par la réaction de sa s½ur.
-Non, ferme les rideaux. Ordonna –t –elle.
-Comment sa non, tu vas te lever et plutôt deux fois qu'une. Répliqua Candie en refermant les rideaux.
-j'ai pas envie d'y aller. Souffla-t-elle.
-Je sais, mais tu y es obligée.
-T'imagine si je me retrouve toute seule.
- Sa serait pas plus mal... dit-elle puis s'arrêta
Silvia lui lança un regard noir.
-... Je veux dire que si sa peut changer ta fréquentation actuelle sa serait bien, parce que pardonne ma franchise mais Régina te traite comme une moins que rien. Reprit –elle.
-N'importe quoi, c'est ma meilleure amie alors arrête de dire sa.
- Ta meilleure amie tu parles... Et tu le sais aussi bien que moi qu'elle ne te mérite pas.
Elle ne répondit pas.
-Bon allez dépêches-toi à te préparer si tu ne veux pas être en retard pour ton premier jour au lycée.
-Pff...Souffla- t- elle.
- Et arrête de souffler s'il te plaît. Demanda t- elle en sortant de la chambre.
Quand 8h arriva, tout le monde enfin plutôt toutes les personnes qui rentraient en seconde avaient été tous réuni dans une grande salle. Le proviseur entra à son tour et fit son petit discours qui l'avait l'habitude de faire à chaque rentrer, cette longue tirade qu'il connaissait par c½ur désormais et qui agaçaient certains élèves impatient, non pas parce qu'ils leur tardaient d'aller en cours bien au contraire mais que de rester sur une chaise à écouter des paroles sans intérêt pour eux, devenait lassant même voir pénible. Quelques minutes plus tard, ce fut l'appel des classes, seconde 1, seconde 2, seconde 3... Chacun angoissés de se retrouver seul, il y en avait qui croiser les doigts de la main, d'autres qui se tenaient la main comme une chaîne que l'on ne peut briser et ceux qui restaient dans l'indifférence à force d'avoir été trop déçu par le passé. La salle occupée se vidait au fur et à mesure que les classes étaient appelées, accompagné par leur professeur principal... Une fois tout le monde dispersé dans les différents locaux, les professeurs se présentaient, leurs parlaient de comment aller se dérouler les cours pendant l'année...Silvia se sentait seule même très seule. Elle était tombée dans une classe qu'elle qualifierait de « Merde ». Elle se demandait comment elle allait pouvoir passer une année avec cette classe où elle ne connaissait pratiquement personne. Enfin les deux qu'elle connaît et bien leurs haines remontent du primaire alors ce n'est pas maintenant qu'elle va aller faire cosette avec elles. Même si depuis peu le destin l'avait contrainte à se retrouver dans la même voiture que Casey, qui elle la méprisait et dont elle ne connaissait la raison, bien qu'elle en avait une petite idée. La sonnerie stridente sorti Silvia de ses pensées et s'empressa de descendre l'étage pour aller retrouver Régina. Qui elle était tombée avec des personnes du collège qu'elle appréciée.
-Alors tu aimes ta classe ? Interrogea Régina le sourire aux lèvres.
-Non, pas du tout. Répondit-elle tristement.
-Pourquoi ? Tu ne connais personne ? Questionna t- elle.
-Oui, mais vraiment personne... Ah si Casey et Noémie mais bon... Comme elles ne m'ont jamais aimée.
-Ouais et puis même si elles nous aimaient, Ce sont des pourritures. Dit-elle...Bon je vais les suivre sinon je suis perdue mais je t'appelle ce soir. Reprit –elle en apercevant des personnes de sa classe partir.
-Ok. Se contenta t- elle de répondre.
Elle partit laissant Silvia, seule, immobile, au milieu de toutes ses personnes qui discutaient, tout celà lui dégoutée, elle reprit alors l'escalier qu'elle avait dévalée, quelques minutes plus tôt pour monter devant la salle et attendre la sonnerie. Elle fut surprise de voir qu'elle n'était pas la seule à avoir eu cette idée. Pour la plupart, ils étaient assis mais ils restaient les courageux qui eux rester debout. La sonnerie retentit à nouveau, et c'était repartit pour deux longues heures, pénibles pour certains...
Pendant ce temps, Sa s½ur, Candie qui est en première année de BTS vente par alternance, était entrain de se familiariser avec le magasin qu'elle avait réussi à trouver après des mois de recherche. C'était un point de vente de prêt à porter et cela lui convenait parfaitement puisqu'elle aimait la mode et le contact avec les gens. Une véritable chance pensait-elle, en plus de cela la patronne avait l'air sympathique enfin au premier abord en tout cas. Il ne lui manquait plus que de prendre le rythme et de nouvelles habitudes à ce qu'elle avait choisi d'entreprendre pendant ces deux années à venir...

A 19h, Candie se hâta de rentrer chez elle, pour une bonne douche, quoi de mieux pour se requinquer après une journée de travail. Après avoir posé ses affaires dans sa chambre, elle se dirigea dans celle de sa s½ur, elletoqua puis se permit d'entrer. Elle vit sa petite s½ur allongée sur son lit, en tailleur, la tête dans son oreiller. Elle alla s'asseoir à côté d'elle, voyant bien que sa n'allait pas.
-Ta rentrée s'est mal passée n'es ce pas ? Interrogea t- elle.
-Non... Pire, un désastre. Répondit –elle la voix étouffée.
- Tant que sa.
-Oui, tu ne peux pas imaginer, à quel point... mais tu dois être contente je suis seule. Se résigna t- elle de dire tristement en s'asseyant pour avoir une voix un peu plus audible.
-Je suis désolée... Mais bon tu verras tu te feras de nouveau ami.
-Je n'en suis pas aussi sure.
-Pourquoi ?
-Je déteste ma classe.
-Oui maintenant tu dis sa mais tu verras plus tard... Bon et ta copine, elle, elle est seule.
-Non, elle est avec tout plein de monde du collège, elle n'a pas eu d'ondes négatives par sa s½ur, elle.
-C'est sure elle est fille unique et puis y'a même pas une personne que tu connais ? Interrogea t- elle.
- Si, deux mais c'est Casey et Lucinda alors bon.
-Et bien pourquoi tu ne vas pas leur parler. Suggéra t- elle.
-Parce qu'elles ne m'aiment pas.
-Ah bon, elles te l'ont dit.
-Non, mais sa se voit...ne serait- ce à la fête avant la rentrée.
-Les apparences sont trompeuses.
-Je sais mais...
-Mais moi je pense que tu devrais aller les voir et puis savoir pourquoi elles ne t'aiment pas.
- Ouais, plus facile à dire qu'à faire, enfin bon et toi alors au magasin sa s'est bien passé? Questionna t- elle pour changer de sujet.
- Oui, oui génial, bon bien sur faut que je m'y habitue mais sinon c'est bien. Comprenant qu'elle voulait mettre fin à cette discussion.
-C'est super alors, je suis trop contente pour toi.
- Tu as fais tes devoirs au fait ?
- On n'en a pas eu.
-Ok, Bon aller moi je vais à la douche. Dit-elle en sortant de la chambre.
Silvia se rallongea sur son lit en regardant le plafond pas très convaincu par les paroles de Candie même si la tentative pour la réconfortée avait été un échec, elle était contente d'avoir une s½ur sur qui elle pouvait compter et elle repentit son comportement enfantin qu'elle venait d'avoir. Alors la vie se résume donc à sa, pensa t- elle, on née dans un conte de fée ou les parents nous racontent des histoires d'enfants pour nous faire rêver, nous font croire à la petite souris et au père Noel que l'on rêve de rencontrer pour nous avouer au final que cette personne que l'on admirait tant était tout simplement les parents, qui se faufilait la nuit pour mettre les cadeaux sous le sapin. Et puis par la suite, au collège, on se rend compte que faire confiance à n'importe qui c'est souffrir un jour ou l'autre. Et maintenant qu'elle rentrait dans l'univers des adultes où tu es seul maître à bord, elle se rendait compte que la seule personne en qui elle pouvait vraiment faire confiance, c'est elle- même et sa s½ur bien évidemment. Une larme glissa sur sa joue en pensant que maintenant elle était solitaire et qu'elle devait enfiler son armure de pierre à son c½ur sensible même trop parfois pour affronter les différentes personnalités que l'on peut rencontrer dans une vie. Certes le lycée n'est juste une passerelle pour arriver réellement à cette vie, la vie d'adulte, mais mieux vaut y être préparés.
Elle voulait repartir au collège, non mieux, elle voulait revenir en enfance, ne jamais vivre ce qu'elle est entrain d'endurer et partir là ou 1, 2,3 soleil, les barbies, les dessins, les repas de noël avec toute la famille... était l'actualité de ses activités quotidienne. Ou l'attention de ses parents sur sa s½ur et elle était maîtresse, avant qu'ils ne soient assoiffés de travail et que cela deviennent leur seul et unique intérêt dans leur vie et que leurs filles passent en seconde place si ce n'est plus.
Mais elle fut interrompu dans ses pensées par le crie de Candie lui disant « A table ». Elle descendit les escaliers sans grand enthousiasme, pour tout dire son moral à zéro lui donnait envie de rien à part de changer de vie et de partir très loin. Elle alla s'attabler où Candie amener les plats, elle put voir qu'il n'y avait que deux couverts ce qui ne l'étonna pas, en effet leurs diners, elles le passeront que toutes les deux.
Leurs parents travaillaient comme pratiquement tout les soirs, leur père Ricardo était routier et avait donc pas mal de déplacement, loin de sa famille et leur mère Maria était plus présente pour les enfants malades et handicapés dont elle s'occupait que pour ses propres filles qu'elle préfère laisser livrées à elles- même.
A croire, que de leur avenir, ils s'en fichaient ce qui n'était pas le cas mais depuis qu'ils étaient devenus tout deux dépendant de leurs travail respectifs, ils culpabilisées de les laissées seules certes mais ils se disaient que puisque l'éducation de leur premier enfant avait été un échec, ils se résignaient à prendre la responsabilité d'être des parents peut être indigne mais surtout mordu par leur travail.
Après avoir dînées, Silvia remonta aussitôt ce qui inquiéta Candie qui avait l'habitude de l'avoir avec elle pour visionnait un film alors elle décida de monter et pu la voir allongée sur son lit, le portable à la main.
-Tu ne viens pas regarder la télé avec moi ce soir. Dit –elle en restant à l'entrée.
-Non, désolée j'attends un appel. Avoua t- elle la mine navrée.
-C'est pas grave, mais de qui attends- tu l'appel ?
-De... Régina. Hésita t- elle à dire sachant ce que sa s½ur pouvait penser d'elle.
-D'accord, Eh bien quand tu auras fini et si ce n'est pas trop tard, tu me rejoindras. Répondit –elle.
-C'est d'accord.
Les minutes passaient et toujours pas de coup de fil, une heure après elle pensait que maintenant c'était trop tard, qu'elle avait du l'oublier où qu'elle ne voulait pas l'entendre se plaindre peut être, mais si cela aurait été dans la situation inverse, elle aurait bien été contente que je l'appelle. Mais quelle idiote que je suis, je me suis bien fait avoir, elle doit complètement s'en foutre de moi à l'heure d'aujourd'hui, se dit- elle à elle-même.
Elle descendit et alla s'asseoir à côté de sa s½ur, le visage fatiguée et désemparée.
-Elle ne t'a pas appelée c'est sa. En déduit - elle voyant la mine que faisait sa petite s½ur.
Elle fit un « non » de la tête, aucun mot ne voulait sortir. Candie lui tendit ses bras où elle s'y blottit et versa des larmes déçu du comportement de cette personne qu'elle appelait autrefois meilleure amie. En effet, ce n'était plus d'actualité, elle lui a fait pas mal de coups foireux par le passé et elle en avait ma claque qu'on la prenne pour quelqu'un de docile ? Non pas docile, c'est un peu poussé mais elle ne trouvait pas d'autres mots que celui-ci en ce moment même. Ok, elle entrait dans un univers de Merde mais elle en avait marre qu'on la prenne comme telle depuis tant d'années. Oui, c'est sure, avant, elle ne disait rien, elle avait peur de s'affirmait et disait Amen la plupart du temps. De cela elle en avait assez, la timidité lui avait toujours causé défaut certes, mais elle n'en pouvait plus, faut bien que cette pourriture parte un jour ou l'autre. Oui, elle définissait la timidité comme une pourriture, un virus qui lui collait, l'irritait, depuis trop longtemps maintenant et elle avait souvent essayée de trouver un remède mais en vain, parce qu'en réalité, il n'en existe pas vraiment à part le fait de prendre confiance en soi. Pourquoi le destin s'acharnait autant sur elle, comme si l'absence de ses parents n'était pas assez insupportable, si ce qu'il veut c'est la dégoutée de la vie et bien il peut être fier de lui, il a réussi. Mais ce n'était pas le cas, au contraire, il voulait lui ouvrir les yeux, que le monde peut être cruel et sans pitié même si on connait une personne depuis longtemps. Enfin bon cette pensée la fit pleurer de plus belle.
Sa s½ur n'osait pas parler, dans ces cas là vaut mieux se taire et attendre que les pleurs cessent. Elle aurait préférée avoir eu tort, s'être trompée sur les doutes qu'elle avait ressentie quand Silvia invitée cette fille chez elles. Elle avait connue des personnes comme Régina qui se servait des gens, n'ayant pas confiance en eux et les amadoués par de belles paroles, les influencés, même- elle avait été confrontée à ce genre de choses étant plus jeune et si, elle avait dit à sa s½ur qu'il fallait qu'elle change de fréquentation, ce n'était pas pour l'embêter, mais plutôt pour la prévenir et qu'elle reste méfiante à son égard, pour éviter qu'elle souffre.
A 22h30, Silvia fut calmée mais n'arrivait toujours pas à sortir de mots, elle était plutôt perdu dans ses pensées. Elles montèrent, se firent la bise suivi d'un câlin.
-Bonne nuit. Fais de beau rêve... Et puis oublie la, elle ne mérite pas de toute manière. Murmura Candie.
-Merci, toi aussi bonne nuit. Répondit – elle d'une petite voix.
Chacune rejoignit sa chambre, Silvia alla s'allongée sur sont lit puis se recouvra de sa couverture, la nuit s'annonçait longue même très longue. Elle était fatiguée mais ne voulait pas dormir et même si elle le souhaitait, elle n'y arrivait pas. On pouvait lui dire que ce n'était pas grave, qu'elle se ferait d'autres amis, sans doute beaucoup mieux dont elle n'en doutait pas mais elle avait quand même passée quatre année avec Régina et même si elle lui reprochée son changement de comportement si soudain. Elle se rappelait très bien de ses bons moments passés avec elle comme des mauvais. Ceux qu'il ne faut pas oublier même après avoir pardonné pour ne pas se voiler la face sur la vraie personnalité de la personne même si la déception peut paraître insurmontable. C'est sur ses dernières pensées qu'elle s'endormit.


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Je remercie Ma Loulou et Eva pour leur perpétuel soutien, Merci beaucoup. Et puis si ce n'est pas déjà fait aller lire leurs fantastiques histoires, pleins de rebondissements mais également merveilleusement bien écrit même si elles en jugent le contraire.


Woody.



# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:18

Modifié le lundi 13 juillet 2009 05:38

C'est donc cela, la vie d'adulte : construire des châteaux de sable, puis sauter dessus à pieds joints. De Frédéric Biegbeder.

C'est donc cela, la vie d'adulte : construire des châteaux de sable, puis sauter dessus à pieds joints. De Frédéric Biegbeder.

Chapter one, Part two : Rentrée et déception




Une semaine plus tard, elle ne s'était toujours pas liée d'amitié avec les personnes de sa classe. Elle se renfermait sur elle-même surtout depuis le changement de comportement de Régina, qui elle était venue pour se faire pardonner de l'avoir oublier qu'elle était partie à une fête... Elle avait encore acceptée ses excuses, mais elle s'était promise que si cela se renouveler, elle cesserait de faire toujours le premier pas. Et c'est ce qui était arrivée, elles ne s'appelaient plus, elles ne se parlaient que très rarement juste pour savoir comment ça allait quand elles se croisaient dans les couloirs, elles ne se voyaient plus en dehors du lycée... Voilà comment s'était effiloché puis brisé cette amitié, en même temps si c'est toujours les même, qui font les premiers pas vers l'autres, à force, on s'en lasse, on en a marre et on laisse tomber. Le hasard, les avaient réunis, et le temps les avaient séparé, il venait de piétiner quatre années en même pas un mois. C'était sans doute sa, quand une si belle amitié ou autre débute, elle ne peut durer éternellement, à un moment sa casse et c'est cela qui faisait certes souffrir mais aussi avancé et qui rendait plus fort. Les erreurs, les échecs sont quelques choses dont tout le monde rencontre, au moins une fois, le seul hic c'est que l'on ne s'y attend jamais, et quand sa arrive on est anéanti. Le temps encore une fois, détruit néanmoins guérit les blessures par d'autres rencontres, par d'autres rêves, par d'autres choix... Silvia commençait peu à peu à se faire à cette idée et se disait « mieux vaut être seule, que mal accompagnée », comme dit le proverbe. Elle essayait de se persuadée que c'était la meilleure chose à faire. Cela dit, elle avait toujours considérée la solitude comme une chose redoutable, certainement était-elle trop jeune à cet époque, maintenant elle se rendait compte que celle-ci était une arme contre cette « nouvelle » vie qui s'annonçait.

A 11h30, devant le self, il y avait foule à l'entrée, elle se mit derrière la file attendant son tour. Une fois à l'intérieur, elle se plaça, le dos contre le mur et regarda les gens se servirent, les différents plats qui n'était pas si fameux à vue d'½il. Puis son tour arriva enfin, elle prit un plateau, les couverts, un fromage, un dessert, un fruit et pour finir le plat principal avec du pain. Ensuite, elle entra dans la grande salle ou beaucoup de place était libre, en effet midi n'avait pas encore sonné donc elle avait le choix, elle alla s'installée à une table pour quatre près d'une fenêtre. Elle entama son plat d'haricots et steak haché tranquillement, elle leva la tête et observa autour d'elle, les tables se remplissaient les une après les autres. Puis deux jeunes filles de sa classe, se dirigèrent vers elle jusqu'à s'installées à sa table.
-Vous pourriez demander, non. Dit- elle en les regardant.
-Et bien c'est pour que tu ne manges pas toute seule. Répondit- Noémie, meilleure amie à Casey.
-Je vous remercie, mais je ne veux pas de votre pitié.
-Qui t'as parlé de pitié. Demanda Casey.
Elle ne répondit pas et continua à manger.
-Bon alors à ce que je vois tu n'es plus amie avec Régina. Interrogea t- elle.
-Je vois... Les nouvelles vont vite... Mais dîtes moi, vous êtes vraiment venu par compassion ou plutôt pour me faire un interrogatoire. Répondit-elle.
-Aucune des deux.
-Moi je dirais plutôt la seconde.
-Tu te trompes... Mais faut bien trouver quoi dire.
-Oui bien sur et il n'y avait pas d'autre sujet que celui-ci.
-Bon écoutes, si tu ne veux pas répondre, ce n'est pas grave, on ne va pas en faire toute une histoire quand même... Mais cela dit je te félicite ! Ajouta t- elle.
-Tu me félicites, et de quoi ? Interrogea Silvia étonnée.
-Parce que tu ne traines plus avec elle.
-Ah... Répondit- elle.
Elle essayait de se convaincre qu'elle avait fait le bon choix, qu'elle ne devait pas lui envoyée de sms, bien consciente que celle-ci s'était fichu d'elle pendant toute ses années et qu'elle avait eu une mauvaise influence sur elle. Mais elle avait du mal à oublier tout ses bons moments passées en sa compagnie. Elle était partagée entre oublier ses souvenirs ou les garder dans un coin de sa mémoire. La vérité était là, et elle se devait de ne pas se voiler la face, elle opta pour la première option, oublier pour avancer était l'une des meilleures choses pour le moment. Une question lui traversa l'esprit.
-Je peux vous poser une question. Se risqua t- elle.
-Oui vas-y. Dirent- elles en ch½ur.
- Pourquoi la détestez-vous ? Demanda t- elle hésitante.
Elles se regardèrent. C'était une très vieille histoire, qu'elles voulaient oublier et avaient enterrées au fin fond de leur mémoire. Elles n'aimaient pas en parler.
-Parce que... elle nous a menait la vie impossible à une époque. Répondit Casey trouvant les mots simple sans en dire trop.
-Ah d'accord... Et moi, pourquoi vous me détestez ? Interrogea t- elle après un court instant.
- On ne te déteste pas... C'est juste que tu restais avec elle et donc elle avait du sans doute te dire plein de choses à notre sujet, je me trompe.
-Oui, en effet. Se contenta t- elle de répondre.
-Donc, voilà.
Elle n'avait jamais tenu compte des dires de Régina à leur propos, ni de quiconque. Elle préférait avoir sa propre opinion que de les juger sur des ragots d'autres personnes jalouses ou pas. Mais elle comprenait mieux maintenant et sa s½ur avait eu raison, elles ne la détestaient pas.
-Bon je vous laisse. Dit –elle ayant terminée son repas et commença à mettre sa veste.
-Tu vas ou ? Interrogea Casey.
-Au CDI, pour finir deux ou trois devoirs.
-Ok, à tout à l'heure. Répondirent- elles.
Elle se leva, mit son sac sur les épaules, prit son plateau et partit le déposer à l'endroit approprié, sur un tapis roulant. Une fois dehors, elle se dirigea donc au CDI, avec la motivation de s'avancer, autant le faire quand elle en avait envie parce qu'elle sentait bien que ce soir elle aurait la flemme de les faire, trop épuisée.

Après une journée fatigante de cours, elle arrivait enfin chez elle, grâce aux ramassages scolaires. A peine sortie du bus, qu'elle aperçut sa s½ur devant le palier, fermée la porte à clef. Candie s'approcha d'elle.
-Pourquoi tu fermes la porte alors que j'arrive ? Interrogea Silvia.
-Parce que tu viens avec moi, on va au stade voir Roberto...
-Pourquoi. La coupa t- elle.
-Arrête avec tes questions et laisse-moi finir. Reprit- elle. C'est pour aller le remercié de nous avoir ramener l'autre jour. Expliqua t- elle.
-Et c'est pour sa que tu veux que je vienne.
-Bah oui, et puis après je comptais faire quelques courses.
-Bon je vois que je n'ai pas vraiment le choix.
-Exactement.
Elle longea la route où sur la gauche, on pouvait apercevoir le stade vide.
-S' il faut, il est déjà parti. Dit- elle.
-Peut être. Se contenta t- elle de répondre.
Elle tourna pour arriver sur le parking cherchant du regard le jeune homme quand elle l'aperçut mettant son sac dans son coffre. Elle s'avança jusqu'à sa voiture.
-Roberto. Appela t- elle faisant signe à sa s½ur de descendre sa fenêtre pour que sa voiture soit plus audible.
-Oui, qu'es ce qui se passe ... Je suis pressé. Déclara t- il en se retournant.
-Sa ne prendra même pas cinq minutes... Je suis venue pour te remercier de la dernière fois.
-Ah...Avec plaisir... au fait le lendemain n'a pas été trop difficile. Demanda t- il.
-Non, après avoir pris plein de médicaments sa allait mieux. Répondit- elle en souriant qui lui rendit.
-Bon je dois aller chercher ma s½ur.
-Elle ne prend pas le bus. Interrogea- t- elle.
-Et bien d'habitude oui, mais là, elle voulait faire ses devoirs au CDI et que j'aille la récupérer après l'entrainement. Avoua t –il.
-D'accord, bon je ne te retarde pas davantage alors. Tchao. Dit –elle en commençant à embrayer.
-Bye. Fit- il avant de s'engouffrer dans sa voiture.

A 19h, Candie était entrain de faire la cuisine quand sa s½ur ne sachant quoi faire alla la rejoindre.
-Tu as besoin d'aide ? Interrogea t- elle.
-Non, merci, j'ai fini, ça cuit. Répondit – elle.
-Au fait, ta journée s'est bien passée. Reprit- elle après un court instant.
-Oui sa va...Et tu avais raison. Déclara t- elle.
-Sur quoi ?
-Pour Casey et Noémie... Elles ne me détestent pas. Avoua t- elle.
-Qui c'est qui avait raison. Dit- elle en esquissant un sourire.
Après quelques instants, Silvia alla serrer sa s½ur dans ses bras. Elle adorait le faire à cette personne qu'elle aimait tant, qui avait toujours été là et qui continuait à l'être, à l'aider, à la conseiller, à la guider...
-Bon je vais aller mettre la table. Dit Silvia.
-Ok, rajoute un couvert. Répondit l'ainée.
-Tu as invité quelqu'un. Interrogea t- elle.
-Non, mais maman a appelé tout à l'heure pour me dire qu'elle rentrait manger. Expliqua t- elle.
-Elle se rappelle qu'elle a des filles maintenant. Dit – elle en sortant trois assiettes.
-Ne sois pas trop dure.
-Et bien quoi tu veux que je ferme les yeux sur ces absences, si tu veux faire l'autruche vas- y mais ne compte pas sur moi.
-C'est toi l'autruche... Et puis elle reste qu'une soirée.
-Une soirée dont on pourrait très bien se passer.
-Allez arrête.
Elle arrêta même si la venue de sa mère ne l'enchantait pas du tout. Elles se dirigèrent dans le salon quand elles entendirent des bruits provenant de la porte d'entrée. C'était leur mère qui venait d'arrivée, elle était brune avec des mèches blondes, relativement grande.
-Coucou ! Dit- elle avec joie, contente de revoir ses filles.
-Non, mais je rêve. Chuchota Silvia.
-Arrête. Murmura Candie.
Elle s'avança vers ses filles pour les prendre dans ses bras et leur fit la bise.
-ça va. Demanda t- elle.
-Oui. Répondit l'ainée.
-Ouais. Dit Silvia sans grand enthousiasme.
-Bon on passe à table. Proposa Candie.
Après qu'elles se soient installées, l'aînée les servit. Le repas était très silencieux. Silvia ne comprenait pas pourquoi sa grande s½ur était aussi gentille avec elle. Elle ne méritait pas un tel accueil, elle n'est pas là d'habitude et on s'en passe très bien. Alors pourquoi était-elle là ? Elle a des remords qui la rongent ? Toutes ces questions trottaient dans sa tête, sans réponses, mais les voulaient elles vraiment, pas aussi sûre. Elle fut sortit de ses pensées par les paroles de sa mère.
-Alors votre rentrée s'est bien passée ? Interrogea t- elle.
-Oui.
-Et toi Silvia ?
-Tu le serais, si tu étais là. Dit- elle sur les nerfs. Merci, mais sinon oui sa s'est bien passée. Ajouta t- elle.
-ça va les cours ne sont pas trop durs ? Questionna t- elle.
-Non, mais tu le fais exprès, ma parole, tu te manifeste là, l'air de rien, comme si il ne s'était rien passé, comme si de rien était, comme si tu avais toujours été...
-Silvia s'il te plaît, tais-toi. Lui supplia Candie en la coupant.
-Non. Adressa t- elle d'un ton ferme à sa s½ur, puis se tourna une nouvelle fois vers sa mère. On est plus des enfants, qui font semblant d'oublier et qui ne disent rien pour ne pas avoir d'histoires, mais tu sais quoi...je te déteste. Dit-elle avant de monter quatre à quatre et claqua la porte de sa chambre.
-Je suis désolé. S'excusa Candie avant d'aller rejoindre sa petite s½ur.
Elle la retrouva assise, recroquevillée sur elle-même. Elle alla la rejoindre, la prendre dans ses bras.
-Je suis désolé, mais c'était plus fort que moi. Dit Silvia en hoquetant, le visage baigné de larmes.
-Chut, je sais je sais. Répondit- elle en resserrant l'étreinte et lui fit un bisou sur ses cheveux.
Elle regrettait déjà son comportement qu'elle avait eu envers sa mère. Elle avait sans doute parut égoïste à l'égard de sa s½ur qui n'avait cessé de lui répétait d'arrêter et qui voulait vraisemblablement passée une bonne soirée. Mais elle était de nature à agir avant de réfléchir, peut être que ce trait de caractère s'estomperait au fil du temps. Pourquoi avait – elle ce don de toujours tout détruire autour d'elle. La seule et unique fois ou sa mère venait pour passer la soirée avec elles, il fallait qu'elle la gâche. Mais elle voulait lui faire comprendre qu'elle souffrait, elle voulait la faire réagir avec des mots forts, lui tendre la dernière perche qu'elle se sentait capable de donner, à l'heure d'aujourd'hui, pour qu'elle puisse se racheter de toutes ses années d'absences, pour qu'elle soit présente au moment, ou elle pensait en avoir le plus besoin.
L'adolescence, la période la plus difficile dans une vie, là ou on se pose des tonnes de questions parfois inutiles, là ou doit prendre ses responsabilités en main, là ou prend conscience de la vraie définition sur ce qu'est la vie, c'est grandir tout simplement. Et elle redoutait de moins en moins de passer à l'âge adulte comme on dit. Ce qu'elle aurait aimé de tout son c½ur, c'est que sa mère vienne la voir pour s'expliquer, ou simplement la prendre dans ses bras, comme le fais sa s½ur à ce moment même, lui montrer au moins une fois dans sa vie, qu'elle tenait ne serait-ce un peu à elle, qu'elle lui montre un peu d'attention même si c'est de la pitié et qu'elle détesta sa. Elle aurait préférée sa, à son indifférence, cela lui montrerait que sa mère la considère comme sa fille et non comme une inconnue, mais à quoi bon se raccrocher à des espoirs qui ne se feront jamais, puisque de toute manière elle continuait à la laisser dans son mutisme depuis quelques années maintenant...le miracle qu'elle avait tant rêvée ne se réalisera pas aujourd'hui et sans doute jamais...Elle devait se faire une raison. Même si elle sentait un sentiment de jalousie en voyant le fort lien de complicité qu'avaient certaines personnes avec leur mère ou avec leur père et qu'elle n'en aura jamais, à part si ce n'est le lien du sang. Elle pouvait tout de même être fière d'avoir une grande s½ur, qui elle, était là et avait toujours été là, pour la réconforter, pour la conseiller, avec qui elle se sentait le mieux, à qui elle pouvait tout confier, avec qui elle s'accordait quelques crise de folie sans avoir peur d'être jugée...Elle ferait tout son possible, pour que ce lien si fort, que cette complicité ne se casse jamais, la seule personne en qui elle tenait, qu'elle idéalisait et chérissait...L'unique pilier de son équilibre.
Candie, quant à elle, détestait cette situation, la voir dans cet état, elle se sentait impuissante et coupable, non pas pour ce qui s'est passé aujourd'hui mais pour les erreurs du passée, si elle n'aurait pas fait, ce qu'elle a fait, peut être que tout cela ne serait jamais arrivé, sans doute que toutes ses larmes n'auraient jamais été versées. Elle se sentait l'unique responsable, de ce qui se passait devant ses yeux, de la souffrance que pouvait ressentir Silvia à cet instant, de l'absence de leurs parents et c'est pour cela qu'elle se dévouait corps et âme à lui rendre un peu de joie et de gaieté, elle voulait se battre à conserver ce sourire sur son visage, parce qu'elle était la seule à croire en elle, à lui offrir tout ce qu'elle cherchait, si elle avait penser, quelques années plutôt que leurs liens seraient aussi forts, elle n'aurait peut être pas fait ces bêtises, qui font tellement souffrir aujourd'hui sa s½ur. Mais elle espérait tout de même, que cela l'aiderait à être plus forte, qu'elle forgerait son caractère, qu'elle ait une armure quand elle en aurait besoin parce qu'elle était beaucoup trop sensible.
Elle pleurait encore et encore, elle se vidait de tout les évènements survenues, jusqu'à maintenant elle avait tout gardée en elle-même sans rien extériorisée, parce qu'elle n'aimait pas pleurer, ou si quand elle se trouvait toute seule, mais présence ou non, elle laissait tout sortir, sans vraiment le vouloir. C'était le meilleur remède, elle se sentirait mieux après, plus forte pour continuer d'avancer.

Quelques mois plus tard, Silvia et Noémie étaient chez Casey pour faire un exposé de SVT. Leur professeur leur avaient donnés à elles et tout leurs camarades des sujets à préparés pour la semaine prochaine. Cela avancerait dans notre programme, avait-il dit. Elles venaient de trouver les informations, de faire le plan et s'étaient partager les différentes parties, pour que chacune les travaillent chez elles. Pour ensuite, tout assemblée pendant les heures d'études. Après cette longue recherche, qui voue à une organisation pointilleuse. Casey alluma sa chaîne hi-fi pour laisser porter leurs pensées sur autre chose que sur les devoirs. C'est Noémie qui ouvra le bal, sur une discussion.
-Il m'énerve déjà, ce prof avec ces devoirs et surtout ces exposés là. Dit – elle.
-Oui c'est clair, mais celui dont je ne peux pas me voir c'est le prof de maths, déjà que je n'aime pas cette matière, sa va donner. Répondit Casey.
-Oh déjà qu'en dirait qu'il a une dent contre toi, mais en même temps tu es toujours entrain de lui poser des questions, inutilement.
-Mais ce n'est pas de ma faute, si je ne comprends pas.
Noémie se mit à rire.
-Bon et toi alors tu aimes bien les profs que l'on a. Interrogea Casey à Silvia peu bavarde.
-Pour le moment, sa va, à part peut être le prof d'anglais, toujours entrain de me poser des questions, il n'y a pas que moi dans la classe. Répondit- elle.
-Il est peut être amoureux de toi. Répliqua Noémie.
Elles pouffèrent de rire.
-N'importe quoi.
-Qui sait.
-Pfff.
-Ah et vous avez vu l'autre jour, quand le prof de maths a touché les fesses à Rafael, qui se dirigeait vers le tableau, j'étais morte de rire. Annonça Casey.
-Non ce n'est pas vrai, mais c'était quand ? demanda Silvia. J'imagine la tête que devait avoir Rafael. Ajouta t- elle.
-Euh il y a deux semaines environ, ah non mais il a été choqué et troublé pas que lui d'ailleurs. Expliqua t – elle.
-Ah oui, mince je n'ai pas fais gaffe.
-Dommage que je n'étais pas là. Dit Noémie.
-Elle est bien notre classe quand même. Ajouta t- elle.
-Dans l'ensemble oui. Répliqua Silvia.
-Oui à part qu'elle n'est pas assez soudée, enfin je trouve. Avoua Casey.
-C'est vrai, mais bon en même temps ce n'est que le début de l'année, il nous reste du temps, pour tous nous connaître. Enonça Noémie.
-Bon et sinon il n'y a pas de garçon qui vous plaît depuis la rentrée ? Questionna Noémie.
-Et bien moi tu sais, toujours le même. Proféra la s½ur de Roberto.
-Oui Andrew...Mais pourquoi attends tu à ce qu'il fasse le premier, tu risques à le perdre si ça continues.
-C'est comme sa et puis c'est mon problème. S'exclama t –elle.
-Bon et toi Silvia ? Demanda t – elle en se tournant dans sa direction.
-Euh moi...Personne. Avoua t- elle.
-Ah oui. S'étonna t –elle... Et bien moi pareil. Ajouta t- elle.
Après un long instant, Casey avait proposée de regarder un film dont elles avaient acceptées. Voilà comment s'était achevée leur après-midi.
Silvia se trouvait désormais chez elle, dans sa chambre, elle déposa son sac sur la chaise de son bureau, alluma sa chaine hi-fi, se laissant tomber sur son lit, elle repensait à cette journée, elle n'avait pas été trop bavarde. Mais elle était comme sa, elle observait toutes les réactions des personnes qui se trouvaient en face d'elles, pour ensuite voir si elle pouvait se confier, sans avoir peur qu'elles le répètent. C'était l'inspection qu'elle faisait à chaque rencontre, parce qu'elle restait méfiante à l'égard des autres, et cela ne datait pas d'aujourd'hui. Parfois, elle aimerait que ce tempérament disparaisse mais apparemment, c'était inné en elle et il surgissait, sans qu'elle le veuille.
Puis les pensées s'entrechoquèrent, se brouillèrent, un mal de tête venait de faire son apparition, peut être un manque de sommeil ou tout juste la baisse de moral qui agissait sur son état de santé et qui la rendait plus fatiguée qu'elle ne l'ait d'habitude. Elle ferma les yeux et posa les doigts sur ses tempes pour tenter d'atténuée ce mal, qui s'amplifiait puis finit par s'endormir.


Woody.


# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:24

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 07:59

Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile, De Claudie Gallay.

Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile, De Claudie Gallay.
Désoler pour le si grand retard mais les vacances me laissent encore moins de temps que si j'étais en cours. J'espère tout de même que ce chapitre vous plaira.Bonne fin de vacances!
Sur ce bonne lecture=)


Chapter two, part one: Connaissances et réalité.

Depuis le petit accro avec sa mère, Silvia n'avait eu aucune nouvelle et l'avait encore moins revue, elle s'était évaporée comme à chaque fois, qu'on lui faisait des reproches. Mais bon à force, elle en avait l'habitude. Elle s'en repentit. Il n'y a pas un seul jour ou elle ne regrettait pas son comportement odieux, qu'elle avait eu ce jour là. Elle s'imaginait un tout autre scénario de ce qui s'était passée, si seulement elle était restée calme, sa mère serait peut être revenue les voir. Si seulement elle avait écoutée sa s½ur, rien de cela ne se serait passé ainsi. Et c'est pour sa, qu'elle se trouvait à l'heure d'aujourd'hui dans un magasin de vêtement, pour déniché la robe de soirée que sa s½ur et elle, porteront ce soir. Honnêtement, elle aurait préférée rester chez elle, a regardée la télé ou bien à écouter de la musique pour s'évader de ce monde, l'espace d'une soirée, s'abandonner à l'imagination d'une chimère. Mais Candie n'était pas de cet avis, et l'avait en quelque sorte « obligée » d'y assister avant de l'entrainée, ici. En effet, cela te changeras les idées et puis tu prendras l'air, lui avait – elle tant répétée à chacune de ses objections, qu'elle avait fini par céder comme toujours mais c'était aussi une façon de se faire pardonner d'avoir gâchée la soirée avec leur mère. Elles étaient entrain d'aller, de magasins en magasins, de rayons en rayons, pour trouver la tenue idéale, voyant le peu d'enthousiasme que porter sa petite s½ur, elle cessa son obstination à lui trouver une tenue, cela était déjà bien qu'elle accepte d'y participer...
A peine arrivée, qu'elle voulait déjà repartir, c'est à contrec½ur qu'elle entra dans la salle et qu'elle alla saluer toutes les personnes présentes. Elle finit par s'installer sur une chaise, le spectacle auquel elle assistait, l'agaçait, la lassait et son envie de partir s'amplifiait au fur et à mesure que la pièce se remplissait. Elle n'enviait pas les personnes qui dansaient devant ses yeux. Tout cela ne l'intéressait pas, l'indifférait pourtant beaucoup de monde l'incitait à venir sur la piste mais elle s'obstinée à décliner chacune des invitations qu'on lui proposait. Pourquoi accepter si c'était pour faire semblant, pour faire des sourires forcés et adopté une attitude fausse, hypocrite. Et puis, depuis bien longtemps le manque de confiance en elle, la rongeait de l'intérieur, lui interdisait des choses qu'elle aurait probablement aimée, mais surtout la remettait inlassablement en question, ces questions qui la ruinait, qui lui disaient qu'elle était différente de tout ceux qui se trémoussaient, qu'elle ne trouverait jamais sa place dans ce monde, qu'elle était inintéressante. Agacée par ce vacarme et ce mal de tête incessant, elle se leva puis sortit, dans l'espoir de chasser ses pensées torturantes et atténué le mal de tête. Qu'es ce que cela faisait du bien. Pensait- elle en inspirant profondément l'air frais de l'extérieur. Elle s'avança puis tourna à gauche pour pouvoir accéder au parking, elle se mit contre le mur et se laissa glissée à terre. Elle mit ses bras sur ses genoux, qu'elle venait de coller à sa poitrine pour y laisser tomber sa tête. Elle voulait fuir, quitter cette ville, ce pays, cette vie qui la dégoutait au fur et à mesure qu'elle grandissait. Toute cette douleur qui l'envahissait et qui la meurtrissait. Elle ne savait pas qu'elle en était la cause. Juste une accumulation de déceptions ou es ce simplement la période d'adolescence qui agissait en elle, comme si on la tuait de l'intérieur. Elle se renfermait sur elle- même, comme une huître menacée. Elle s'enfermait dans sa bulle, fermait toute issue pouvant lui redonner goût à la vie, déçue, elle fermait son c½ur à double tour, dont elle seule avait la clé, pour ne plus jamais souffrir, de nouveau. Ouvrir son c½ur, lui avait plus fait de mal que l'avait rendue heureuse. Elle n'en voulait plus, même si elle savait que le fermé, était vouer à la solitude. Elle préférait se faire à cette idée, vivre sa vie avec des ambitions bien personnelles et peut être égoïste. Mais toute force de combat qui l'habitait autrefois, l'avait abandonné, pour laisser place à un génocide. L'unique chose dont elle s'efforçait de faire, était de sauver les apparences. Ne plus rien exprimé, si ce n'est une fois seule dans sa chambre, pour verser les larmes, qu'elle contenait la journée, qu'elle s'interdisait de laisser apparaître aux regards des autres pour éveiller aucun soupçon, aucune faiblesse, derrière ce constant sourire, derrière ce masque.
Abandonnant peu à peu ses pensées, elle sursauta en vue d'une ombre dont le visage était masqué dans la pénombre hors de la zone éclairé par le lampadaire.
-Ah c'est toi, qu'es ce que tu fais là ? Dit- Roberto surprit de la trouver ici. Pourquoi tu n'es pas à l'intérieur avec les autres.
-J'avais besoin de prendre l'air. Répondit- elle.
-Oui je te comprends, c'est irrespirable.
-Et toi, pourquoi tu n'es pas avec tout les autres ? Demanda t- elle.
-Pff, parce que je m'ennui, ils ne font que danser.
-Oui, c'est ce qui se fait généralement dans une fête.
-Je sais, mais habituellement y'a la danse pour les filles puis les jeux pour les garçons et parfois les filles viennent se prendre aux jeux, mais là y'a rien du tout. Expliqua t- il.
-Ah, et c'est quel genre de jeux ? Interrogea t –elle, bien qu'elle en avait une petite idée.
-Le genre totalement dérisoire, qui est souvent la cause des conflits pour certains couples. Mais qui est distrayants et fait passés une bonne soirée pour les autres.
-Comme ?
-Le jeu de la bouteille. Déclara t –il. Et bien sa se voit que tu ne vas pas souvent aux fêtes. Conclu- t il.
-Non, en effet. Pourquoi c'est un crime. Dit- elle sur la défensive.
-Je n'ai pas dis ça.
-Je sais, mais toutes les personnes à qui je dis que je n'aime pas aller aux fêtes, me font des commentaires qu'ils pourraient se garder pour eux, style « tu n'aimes pas les fêtes mais tu es nulle, tu rates quelque chose ». Alors que la, j'y vais, je me rate un film que j'aurais bien voulu voir et je m'ennuie.
-Bah, pourquoi tu es venue alors si tu n'aimes pas ça ? Demanda t-il, songeur.
-Pour ma s½ur.
-Pour ta s½ur. S'étonna t- il. Mais elle est assez grande.
-Oui, je le pensais mais elle m'a en quelque sortes suppliée de venir, en m'évoquant toutes sortes de scénarios dramatiques, sortit tout droit de son imagination.
-Je vois. Dit- il en souriant. Pour moi c'est le contraire, elle ne voulait pas que je vienne mais je suis venu pour si il se passe quoi que se soit, je ne sois pas loin.
-Ah oui d'accord... toi... aussi tu n'aimes pas les fêtes. Demanda t- elle hésitante.
-Si, j'adore sa ou plutôt j'adorais sa à l'époque, maintenant cette période m'a passé et je préfère me reposer que d'aller faire la fête.
-Ouais, je comprends... donc en fait, tu prends ton rôle de grand frère très à c½ur.
-Oui c'est vrai, un peu trop me reproche t –elle.
-Tu ne lui fais pas confiance.
-Si, bien sur, mais c'est des autres que je me méfie, elle est influençable.
-Ah oui d'accord, je connais sa.
-Dis-moi.
-Oui ?
-Pourquoi tu n'aimes pas les fêtes? Parce que c'est tout de même bizarre. Enchaîna t- il.
-Euh, parce que... Soupira – t- elle, en cherchant les mots. Je n'aime pas les lieux de foule, même si le fait de retrouvailles et de convivialité est certainement la seule chose que je trouve de bien et encore, généralement la plupart des personnes qui ont été invités, sont là dans le but de dire que l'organisateur de la soirée connaît du monde... Et puis se mettre dans un état second pour s'amusée, ne sert à rien si ce n'est que plus tard avoir des problèmes de santé ou pire que leurs erreurs se répercutent sur leurs enfants innocents.
-Oulla mais tu te projettes trop loin dans l'avenir là.
-Possible mais disons que c'est plutôt l'excuse du pourquoi, je ne suis pas attirée par l'alcool.
-Mouais, enfin tu te prends trop la tête quand même.
-Si tu le dis.
-Tu t'entends bien avec ta s½ur ?
-Quelle question ! S'exclama t –elle. Bien sur, sinon je ne serai pas venu ici.
-Vous avez l'air pourtant d'être tellement opposé.
-C'est vrai que l'on se dispute de temps en temps mais l'absence de nos parents ont fait que nos liens se sont renforcées. Confia t-elle.
- Ah ils ne sont jamais là... tes parents.
Elle ne répondit pas, c'était un sujet tabou, sur lequel elle n'aimait pas y prêter son temps dans des explications. Roberto en déduit par son silence, qu'il ne valait mieux pas s'éterniser sur la question, pour pouvoir retrouver la conversation agréable qu'ils entretenaient jusqu'à maintenant. Il alluma donc une cigarette, laissant le silence creusait peu à peu son fossé. Mais un jeune homme, brun, à la coupe de surfeur, pointa le bout de son nez, brisant le silence pesant qui s'était installer entre les deux jeunes gens.
-Qu'es ce que vous faîtes là ? demanda Raphael, un camarde de classe à Silvia.
-On prend l'air, comme tu le vois. Répondit Roberto.
-D'accord...Mais là il va falloir rentrer, ils veulent faire une photo de groupe. Informa la jeune homme.
-Ok, je finis ma clope et j'arrive.
-Ok. Répondit Raphael.
Ils venaient de prendre la photo et la chaleur qui s'était dissimulée, avait refait surface. Ils ouvrirent donc les portes alors que Silvia tournait autour des buffets pour voir ce qu'il y avait bien de bons à grignoter, son ventre lui criait famine. Elle se calla entre un bout de table à sa gauche et une porte ouverte à sa droite. Elle piocha dans une assiette, rempli de petit canapé, qu'elle engloutit les uns après les autres pour couper sa faim. Raphael s'approcha d'elle.
-Et ben dis-moi, il vaut mieux te voir en photo qu'à table. Déclara t –il.
Elle préféra ne pas répondre à sa remarque.
-Tu vas grossir. Dit –il pour la taquiner.
-C'est mon problème.
-Oh mais pourquoi tu es sur la défensive ? Demanda t –il.
-Je ne le suis pas.
-Mouais, bref'... Tu t'éclates bien alors ce soir.
-Bof.
-Pourquoi Bof ? Interrogea t-il.
-Parce que je ne m'éclate pas, c'est le contraire.
-Oh une aussi jolie fille que toi devrait s'amuser et être la star du dancefloor. Dit- il en rigolant.
-Mais oui c'est sa... Et puis je ne sais pas danser.
- Mouais c'est ce que l'on dit, regarde moi je ne sais pas danser et pourtant je suis le roi du dancefloor.
-Tu n'aurais pas les chevilles qui gonflent, par hasard.
-Hum par hasard, non ! S'exclama t –il, en souriant.
-Tsss. Dit – elle un léger sourire aux lèvres.
-Ah j'ai enfin réussi à te faire sourire, je pensais cette tâche impossible.
-Bien tu vois que non.
-Oui, ton sourire illumine mon c½ur, tu sais.
-Arrêtes de dire des conneries.
-Quoi ? Moi ? Moi dire des conneries, tu as un peu trop forcé sur l'alcool, je me trompe.
-J'ai pas bu, en revanche toi, je me le demande.
-Pourquoi ? Pourquoi tu es méchante avec moi ?
Elle se mit à rire.
-C'est pas drôle... Arrête de te foutre de moi. Dit –il sur un ton sérieux cette-fois-ci.
-Mais je me fou pas de toi, enfin un peu. Un conseil, arrête de boire.
-Je ne suis pas bourré, j'ai bu qu'un verre. Mentit-il, n'ayant plus conscience de ses paroles.
-Et bien, il était corsé alors ! s'exclama t- elle.
-Non, sa va juste de la tequila, tu as déjà goûté ?
-Non.
-Han, pas possible, tu as jamais goûté de la tequila ? Insista t –il, n'en revenant pas.
-Bah, Non. Dit – elle d'un ton plus ferme.
-Dis moi pas que ce n'est pas vrai ?
-Ben si, c'est vrai.
-Faut que tu goûtes, sérieux !
-Non sa ne me tente pas.
-Bon ok. Et une danse sa te tente.
-Non plus, je t'ai dis que je ne savais pas danser.
-Tu crois que les autres savent danser ?
- Je ne sais pas mais bien mieux que moi, en tout cas.
- Si tu ne danses pas, on ne le saura jamais.
- Je ne veux pas danser.
-Ecoute tu danses, et si je trouve que tu es vraiment nulle, je te le dis.
-Pas besoin de me le dire, je le sais déjà. Dit- elle en soupirant, en ayant marre de son obstination.
-Bon alors pour me faire plaisir.
-Pourquoi tu insistes ?
-Parce que je veux te voir danser.
-Combien de fois va falloir que je te le dise, je ne veux pas danser. Déclara t- elle, en accentuant sur la négation et en prenant son temps d'épeler chaque mot.
-Ok, ok c'est bon, j'insiste plus.
-Et ben, tu en as mis du temps pour comprendre.
-Tu as fini de draguer. Dit Mathias un collègue à Raphael, coupant leur conflit.
- Je ne drague pas d'abord, je parle. Se défendit –il.
-Mais bien sur, tu as dis la même chose pour Lucia ou même Kelly.
-Et bien je les draguais pas, ce sont des amies.
-Des amies avec qui tu as voulu sortir.
-Peut être et alors, je me mêle de tes affaires moi, non, bon alors arrêtes de t'occuper des miennes.
-Non. Bon allez vais me servir un verre à plus tard.
-Et après c'est moi qui est sur la défensive.
-Non enfin je l'aime pas ce type.
-Et pourtant c'est ton ami, je me trompe.
-Ouais mais il est toujours là, à raconter des rumeurs sur moi et ça me gonfle à force, tu vois.
-Je vois...Bon je te laisse, je vais aller prendre l'air.
-Déjà ? S'étonna t- il. Mais tu viens à peine de rentrer.
-Peut être mais je me sens pas très bien. Inventa t- elle.
-Tu veux que je t'accompagne ? Proposa t –il.
-Non t'inquiètes sa ira, Merci.
-Bon et si tu as un problème ou quoi que ce soit, tu viens me voir.
-Ok, mais ne t'en fais pas pour moi et éclates- toi bien.
-T'inquiètes et toi j'espère que sa va aller mieux.
Elle l'avait trouvée lourd ce soir. Sans doute du à son taux d'alcoolémie qui doit vraisemblablement être fort élevé. Cela dit, il l'avait fait rire, chose peu banal dans ce genre de lieu ou elle avait prit l'habitude de rester dans un coin et de ne pas y bouger jusqu'à l'arrivée de sa s½ur, abolissant sa torture. Elle sortit avec hâte de cette salle étouffante en inspirant un bol d'air frais puis entama sa marche pour revenir à l'endroit ou elle se trouvait avec Roberto.
-Ah tu es là. Déclara t – elle quelque peu étonnée.
-Ah une revenante...Et oui je suis là, juste après la photo je suis revenu ici.
-Ok. Dit – elle en s'asseyant à côté de lui.
-Bon alors ça va, tu t'es bien amusée ? Demanda t –il.
-Ouais, super. Répondit- elle avec ironie.
-Ah ouais tant que sa.
-Non c'était ironique.
-Je l'avais bien compris. Dit –il avec un sourire avant de mettre sa cigarette à la bouche.
-Je peux.
-De quoi ? Fumer ? Devina t –il en la voyant tendre son bras.
-Oui.
Il lui passa sa cigarette, ou elle manqua de s'étouffer.
-ça va. Dit – il en tapotant son dos.
- Oui, oui.
-Tu n'as jamais fumée, n'es ce pas ?
-Si, bien sur.
-Arrête de mentir, tu n'aurais pas crapotée, si c'était le cas.
-Bien si tu le sais, pourquoi tu me poses la question.
-Parce que j'aurais préféré que tu me dises la vérité.
Elle inspira une bouffée avant de la redonner à Roberto.
-Désoler. Dit-elle en baissant la tête.
-Oh pas grave t'inquiètes...Et puis tu pourrais te rattraper en me disant ce qui ne va pas.
-Mais tout va bien. Affirma t- elle.
-Mouais. Dit –il peut convaincu.
-Tu ne me crois pas, c'est sa.
-Honnêtement, non.
-Je te le répète tout va bien et puis arrête de te faire de fausses idées, tu en deviens paranoïaque.
-Si tu le dis...De fausses idées, répéta t –il. C'est pour sa que tu es sur la défensive.
-C'est faux ! Je ne suis pas sur la défensive et puis qu'es ce qui te fait penser que je ne vais pas bien.
-Et bien ça se voit sur ton visage, tout à l'heure tu souriais et tout et là en dirait que le coup de blues a repris le dessus.
-Arrête ton charabia de psy, tu veux ! Si je ne savais pas que y'a pas si longtemps, tu es sorti avec une fille, je penserais que tu es gay.
Il éclata de rire.
-Moi ? Gay ? C'est la première fois qu'on me la sort celle là, très drôle Silvia. Dit- il mort de rire...Et puis psy, c'est un métier qui m'aurait peut être plu qui sait. Mais en fait, je suis très proche de ma s½ur et donc je commence à comprendre un peu les filles. Expliqua t- il après avoir repris son sérieux.
-Tout s'explique.
-Et oui...Mais je reste tout de même d'accord sur le fait que les filles sont trop compliquées pour qu'on les comprenne. Bon mais sinon j'avais tort ou raison ? Enchaina t –il. Maintenant que je te confirme que je ne suis pas gay. Déclara t- il avec un sourire.
-Peut être bien que oui, peut être bien que non, mais dans tout les cas, je n'aurais pas eu envie d'en parler.
-OK, ok.
Après quelques minutes de silence.
-Tu pensais vraiment que j'étais homo.
-Non, enfin un peu du à ton comportement.
-Gay. Dit –il n'en revenant toujours pas.
-Tu ne t'en remets pas de ma connerie.
-En effet.
Elle émit un léger sourire. Ils continuèrent à parler encore pendant un long moment jusqu'à ce que candie viennent les interrompre.
-On y va. Dit –elle.
-Ok. Répondit – elle. Bonne fin de soirée, déclara t –elle en se levant.
-Merci toi aussi. Rentre-bien. Souffla t –il, en lui faisant la bise.
-Merci.
Une fois dans la voiture, elle se repassait cette soirée dans sa tête, elle s'était pour la première fois de sa vie, bien passée enfin elle n'était pas restée seule dans son coin et pour elle, cela relève d'un miracle. Elle était étonnée que sa s½ur ne lui pose aucune question mais si ce n'était pas ce soir, sa allait être demain, elle en était persuadée. Pour elle, il est tellement difficile de se forger une place dans ce monde. Tellement difficile de faire confiance. Qu'elle trime pour avancer, pour être fière de ce qu'elle est devenue. Même si pour cela, il fallait passer par des épreuves difficiles. Et quand elle repensait aux souvenirs passés, elle se disait qu'elle n'était pas si nulle, pas si inintéressante qu'elle le pensait. Difficile d'ouvrir son c½ur par peur d'être triste, d'avoir de la peine. Mais il ouvre un bonheur incomparable par rapport à celui de le fermer. On venait de lui redonner un peu d'espoir, cette force qui l'avait abandonnée et éteinte, venait peu à peu de refaire surface, elle était prête à croire à ce bonheur. Elle savait qu'elle se raccrochait à un petit bout de ficelle, mais qui était conséquent à sa survie.


Woody.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 06:59

Modifié le dimanche 30 août 2009 12:56