Chapter one, Part two : Rentrée et déception
Une semaine plus tard, elle ne s'était toujours pas liée d'amitié avec les personnes de sa classe. Elle se renfermait sur elle-même surtout depuis le changement de comportement de Régina, qui elle était venue pour se faire pardonner de l'avoir oublier qu'elle était partie à une fête... Elle avait encore acceptée ses excuses, mais elle s'était promise que si cela se renouveler, elle cesserait de faire toujours le premier pas. Et c'est ce qui était arrivée, elles ne s'appelaient plus, elles ne se parlaient que très rarement juste pour savoir comment ça allait quand elles se croisaient dans les couloirs, elles ne se voyaient plus en dehors du lycée... Voilà comment s'était effiloché puis brisé cette amitié, en même temps si c'est toujours les même, qui font les premiers pas vers l'autres, à force, on s'en lasse, on en a marre et on laisse tomber. Le hasard, les avaient réunis, et le temps les avaient séparé, il venait de piétiner quatre années en même pas un mois. C'était sans doute sa, quand une si belle amitié ou autre débute, elle ne peut durer éternellement, à un moment sa casse et c'est cela qui faisait certes souffrir mais aussi avancé et qui rendait plus fort. Les erreurs, les échecs sont quelques choses dont tout le monde rencontre, au moins une fois, le seul hic c'est que l'on ne s'y attend jamais, et quand sa arrive on est anéanti. Le temps encore une fois, détruit néanmoins guérit les blessures par d'autres rencontres, par d'autres rêves, par d'autres choix... Silvia commençait peu à peu à se faire à cette idée et se disait « mieux vaut être seule, que mal accompagnée », comme dit le proverbe. Elle essayait de se persuadée que c'était la meilleure chose à faire. Cela dit, elle avait toujours considérée la solitude comme une chose redoutable, certainement était-elle trop jeune à cet époque, maintenant elle se rendait compte que celle-ci était une arme contre cette « nouvelle » vie qui s'annonçait.
A 11h30, devant le self, il y avait foule à l'entrée, elle se mit derrière la file attendant son tour. Une fois à l'intérieur, elle se plaça, le dos contre le mur et regarda les gens se servirent, les différents plats qui n'était pas si fameux à vue d'½il. Puis son tour arriva enfin, elle prit un plateau, les couverts, un fromage, un dessert, un fruit et pour finir le plat principal avec du pain. Ensuite, elle entra dans la grande salle ou beaucoup de place était libre, en effet midi n'avait pas encore sonné donc elle avait le choix, elle alla s'installée à une table pour quatre près d'une fenêtre. Elle entama son plat d'haricots et steak haché tranquillement, elle leva la tête et observa autour d'elle, les tables se remplissaient les une après les autres. Puis deux jeunes filles de sa classe, se dirigèrent vers elle jusqu'à s'installées à sa table.
-Vous pourriez demander, non. Dit- elle en les regardant.
-Et bien c'est pour que tu ne manges pas toute seule. Répondit- Noémie, meilleure amie à Casey.
-Je vous remercie, mais je ne veux pas de votre pitié.
-Qui t'as parlé de pitié. Demanda Casey.
Elle ne répondit pas et continua à manger.
-Bon alors à ce que je vois tu n'es plus amie avec Régina. Interrogea t- elle.
-Je vois... Les nouvelles vont vite... Mais dîtes moi, vous êtes vraiment venu par compassion ou plutôt pour me faire un interrogatoire. Répondit-elle.
-Aucune des deux.
-Moi je dirais plutôt la seconde.
-Tu te trompes... Mais faut bien trouver quoi dire.
-Oui bien sur et il n'y avait pas d'autre sujet que celui-ci.
-Bon écoutes, si tu ne veux pas répondre, ce n'est pas grave, on ne va pas en faire toute une histoire quand même... Mais cela dit je te félicite ! Ajouta t- elle.
-Tu me félicites, et de quoi ? Interrogea Silvia étonnée.
-Parce que tu ne traines plus avec elle.
-Ah... Répondit- elle.
Elle essayait de se convaincre qu'elle avait fait le bon choix, qu'elle ne devait pas lui envoyée de sms, bien consciente que celle-ci s'était fichu d'elle pendant toute ses années et qu'elle avait eu une mauvaise influence sur elle. Mais elle avait du mal à oublier tout ses bons moments passées en sa compagnie. Elle était partagée entre oublier ses souvenirs ou les garder dans un coin de sa mémoire. La vérité était là, et elle se devait de ne pas se voiler la face, elle opta pour la première option, oublier pour avancer était l'une des meilleures choses pour le moment. Une question lui traversa l'esprit.
-Je peux vous poser une question. Se risqua t- elle.
-Oui vas-y. Dirent- elles en ch½ur.
- Pourquoi la détestez-vous ? Demanda t- elle hésitante.
Elles se regardèrent. C'était une très vieille histoire, qu'elles voulaient oublier et avaient enterrées au fin fond de leur mémoire. Elles n'aimaient pas en parler.
-Parce que... elle nous a menait la vie impossible à une époque. Répondit Casey trouvant les mots simple sans en dire trop.
-Ah d'accord... Et moi, pourquoi vous me détestez ? Interrogea t- elle après un court instant.
- On ne te déteste pas... C'est juste que tu restais avec elle et donc elle avait du sans doute te dire plein de choses à notre sujet, je me trompe.
-Oui, en effet. Se contenta t- elle de répondre.
-Donc, voilà.
Elle n'avait jamais tenu compte des dires de Régina à leur propos, ni de quiconque. Elle préférait avoir sa propre opinion que de les juger sur des ragots d'autres personnes jalouses ou pas. Mais elle comprenait mieux maintenant et sa s½ur avait eu raison, elles ne la détestaient pas.
-Bon je vous laisse. Dit –elle ayant terminée son repas et commença à mettre sa veste.
-Tu vas ou ? Interrogea Casey.
-Au CDI, pour finir deux ou trois devoirs.
-Ok, à tout à l'heure. Répondirent- elles.
Elle se leva, mit son sac sur les épaules, prit son plateau et partit le déposer à l'endroit approprié, sur un tapis roulant. Une fois dehors, elle se dirigea donc au CDI, avec la motivation de s'avancer, autant le faire quand elle en avait envie parce qu'elle sentait bien que ce soir elle aurait la flemme de les faire, trop épuisée.
Après une journée fatigante de cours, elle arrivait enfin chez elle, grâce aux ramassages scolaires. A peine sortie du bus, qu'elle aperçut sa s½ur devant le palier, fermée la porte à clef. Candie s'approcha d'elle.
-Pourquoi tu fermes la porte alors que j'arrive ? Interrogea Silvia.
-Parce que tu viens avec moi, on va au stade voir Roberto...
-Pourquoi. La coupa t- elle.
-Arrête avec tes questions et laisse-moi finir. Reprit- elle. C'est pour aller le remercié de nous avoir ramener l'autre jour. Expliqua t- elle.
-Et c'est pour sa que tu veux que je vienne.
-Bah oui, et puis après je comptais faire quelques courses.
-Bon je vois que je n'ai pas vraiment le choix.
-Exactement.
Elle longea la route où sur la gauche, on pouvait apercevoir le stade vide.
-S' il faut, il est déjà parti. Dit- elle.
-Peut être. Se contenta t- elle de répondre.
Elle tourna pour arriver sur le parking cherchant du regard le jeune homme quand elle l'aperçut mettant son sac dans son coffre. Elle s'avança jusqu'à sa voiture.
-Roberto. Appela t- elle faisant signe à sa s½ur de descendre sa fenêtre pour que sa voiture soit plus audible.
-Oui, qu'es ce qui se passe ... Je suis pressé. Déclara t- il en se retournant.
-Sa ne prendra même pas cinq minutes... Je suis venue pour te remercier de la dernière fois.
-Ah...Avec plaisir... au fait le lendemain n'a pas été trop difficile. Demanda t- il.
-Non, après avoir pris plein de médicaments sa allait mieux. Répondit- elle en souriant qui lui rendit.
-Bon je dois aller chercher ma s½ur.
-Elle ne prend pas le bus. Interrogea- t- elle.
-Et bien d'habitude oui, mais là, elle voulait faire ses devoirs au CDI et que j'aille la récupérer après l'entrainement. Avoua t –il.
-D'accord, bon je ne te retarde pas davantage alors. Tchao. Dit –elle en commençant à embrayer.
-Bye. Fit- il avant de s'engouffrer dans sa voiture.
A 19h, Candie était entrain de faire la cuisine quand sa s½ur ne sachant quoi faire alla la rejoindre.
-Tu as besoin d'aide ? Interrogea t- elle.
-Non, merci, j'ai fini, ça cuit. Répondit – elle.
-Au fait, ta journée s'est bien passée. Reprit- elle après un court instant.
-Oui sa va...Et tu avais raison. Déclara t- elle.
-Sur quoi ?
-Pour Casey et Noémie... Elles ne me détestent pas. Avoua t- elle.
-Qui c'est qui avait raison. Dit- elle en esquissant un sourire.
Après quelques instants, Silvia alla serrer sa s½ur dans ses bras. Elle adorait le faire à cette personne qu'elle aimait tant, qui avait toujours été là et qui continuait à l'être, à l'aider, à la conseiller, à la guider...
-Bon je vais aller mettre la table. Dit Silvia.
-Ok, rajoute un couvert. Répondit l'ainée.
-Tu as invité quelqu'un. Interrogea t- elle.
-Non, mais maman a appelé tout à l'heure pour me dire qu'elle rentrait manger. Expliqua t- elle.
-Elle se rappelle qu'elle a des filles maintenant. Dit – elle en sortant trois assiettes.
-Ne sois pas trop dure.
-Et bien quoi tu veux que je ferme les yeux sur ces absences, si tu veux faire l'autruche vas- y mais ne compte pas sur moi.
-C'est toi l'autruche... Et puis elle reste qu'une soirée.
-Une soirée dont on pourrait très bien se passer.
-Allez arrête.
Elle arrêta même si la venue de sa mère ne l'enchantait pas du tout. Elles se dirigèrent dans le salon quand elles entendirent des bruits provenant de la porte d'entrée. C'était leur mère qui venait d'arrivée, elle était brune avec des mèches blondes, relativement grande.
-Coucou ! Dit- elle avec joie, contente de revoir ses filles.
-Non, mais je rêve. Chuchota Silvia.
-Arrête. Murmura Candie.
Elle s'avança vers ses filles pour les prendre dans ses bras et leur fit la bise.
-ça va. Demanda t- elle.
-Oui. Répondit l'ainée.
-Ouais. Dit Silvia sans grand enthousiasme.
-Bon on passe à table. Proposa Candie.
Après qu'elles se soient installées, l'aînée les servit. Le repas était très silencieux. Silvia ne comprenait pas pourquoi sa grande s½ur était aussi gentille avec elle. Elle ne méritait pas un tel accueil, elle n'est pas là d'habitude et on s'en passe très bien. Alors pourquoi était-elle là ? Elle a des remords qui la rongent ? Toutes ces questions trottaient dans sa tête, sans réponses, mais les voulaient elles vraiment, pas aussi sûre. Elle fut sortit de ses pensées par les paroles de sa mère.
-Alors votre rentrée s'est bien passée ? Interrogea t- elle.
-Oui.
-Et toi Silvia ?
-Tu le serais, si tu étais là. Dit- elle sur les nerfs. Merci, mais sinon oui sa s'est bien passée. Ajouta t- elle.
-ça va les cours ne sont pas trop durs ? Questionna t- elle.
-Non, mais tu le fais exprès, ma parole, tu te manifeste là, l'air de rien, comme si il ne s'était rien passé, comme si de rien était, comme si tu avais toujours été...
-Silvia s'il te plaît, tais-toi. Lui supplia Candie en la coupant.
-Non. Adressa t- elle d'un ton ferme à sa s½ur, puis se tourna une nouvelle fois vers sa mère. On est plus des enfants, qui font semblant d'oublier et qui ne disent rien pour ne pas avoir d'histoires, mais tu sais quoi...je te déteste. Dit-elle avant de monter quatre à quatre et claqua la porte de sa chambre.
-Je suis désolé. S'excusa Candie avant d'aller rejoindre sa petite s½ur.
Elle la retrouva assise, recroquevillée sur elle-même. Elle alla la rejoindre, la prendre dans ses bras.
-Je suis désolé, mais c'était plus fort que moi. Dit Silvia en hoquetant, le visage baigné de larmes.
-Chut, je sais je sais. Répondit- elle en resserrant l'étreinte et lui fit un bisou sur ses cheveux.
Elle regrettait déjà son comportement qu'elle avait eu envers sa mère. Elle avait sans doute parut égoïste à l'égard de sa s½ur qui n'avait cessé de lui répétait d'arrêter et qui voulait vraisemblablement passée une bonne soirée. Mais elle était de nature à agir avant de réfléchir, peut être que ce trait de caractère s'estomperait au fil du temps. Pourquoi avait – elle ce don de toujours tout détruire autour d'elle. La seule et unique fois ou sa mère venait pour passer la soirée avec elles, il fallait qu'elle la gâche. Mais elle voulait lui faire comprendre qu'elle souffrait, elle voulait la faire réagir avec des mots forts, lui tendre la dernière perche qu'elle se sentait capable de donner, à l'heure d'aujourd'hui, pour qu'elle puisse se racheter de toutes ses années d'absences, pour qu'elle soit présente au moment, ou elle pensait en avoir le plus besoin.
L'adolescence, la période la plus difficile dans une vie, là ou on se pose des tonnes de questions parfois inutiles, là ou doit prendre ses responsabilités en main, là ou prend conscience de la vraie définition sur ce qu'est la vie, c'est grandir tout simplement. Et elle redoutait de moins en moins de passer à l'âge adulte comme on dit. Ce qu'elle aurait aimé de tout son c½ur, c'est que sa mère vienne la voir pour s'expliquer, ou simplement la prendre dans ses bras, comme le fais sa s½ur à ce moment même, lui montrer au moins une fois dans sa vie, qu'elle tenait ne serait-ce un peu à elle, qu'elle lui montre un peu d'attention même si c'est de la pitié et qu'elle détesta sa. Elle aurait préférée sa, à son indifférence, cela lui montrerait que sa mère la considère comme sa fille et non comme une inconnue, mais à quoi bon se raccrocher à des espoirs qui ne se feront jamais, puisque de toute manière elle continuait à la laisser dans son mutisme depuis quelques années maintenant...le miracle qu'elle avait tant rêvée ne se réalisera pas aujourd'hui et sans doute jamais...Elle devait se faire une raison. Même si elle sentait un sentiment de jalousie en voyant le fort lien de complicité qu'avaient certaines personnes avec leur mère ou avec leur père et qu'elle n'en aura jamais, à part si ce n'est le lien du sang. Elle pouvait tout de même être fière d'avoir une grande s½ur, qui elle, était là et avait toujours été là, pour la réconforter, pour la conseiller, avec qui elle se sentait le mieux, à qui elle pouvait tout confier, avec qui elle s'accordait quelques crise de folie sans avoir peur d'être jugée...Elle ferait tout son possible, pour que ce lien si fort, que cette complicité ne se casse jamais, la seule personne en qui elle tenait, qu'elle idéalisait et chérissait...L'unique pilier de son équilibre.
Candie, quant à elle, détestait cette situation, la voir dans cet état, elle se sentait impuissante et coupable, non pas pour ce qui s'est passé aujourd'hui mais pour les erreurs du passée, si elle n'aurait pas fait, ce qu'elle a fait, peut être que tout cela ne serait jamais arrivé, sans doute que toutes ses larmes n'auraient jamais été versées. Elle se sentait l'unique responsable, de ce qui se passait devant ses yeux, de la souffrance que pouvait ressentir Silvia à cet instant, de l'absence de leurs parents et c'est pour cela qu'elle se dévouait corps et âme à lui rendre un peu de joie et de gaieté, elle voulait se battre à conserver ce sourire sur son visage, parce qu'elle était la seule à croire en elle, à lui offrir tout ce qu'elle cherchait, si elle avait penser, quelques années plutôt que leurs liens seraient aussi forts, elle n'aurait peut être pas fait ces bêtises, qui font tellement souffrir aujourd'hui sa s½ur. Mais elle espérait tout de même, que cela l'aiderait à être plus forte, qu'elle forgerait son caractère, qu'elle ait une armure quand elle en aurait besoin parce qu'elle était beaucoup trop sensible.
Elle pleurait encore et encore, elle se vidait de tout les évènements survenues, jusqu'à maintenant elle avait tout gardée en elle-même sans rien extériorisée, parce qu'elle n'aimait pas pleurer, ou si quand elle se trouvait toute seule, mais présence ou non, elle laissait tout sortir, sans vraiment le vouloir. C'était le meilleur remède, elle se sentirait mieux après, plus forte pour continuer d'avancer.
Quelques mois plus tard, Silvia et Noémie étaient chez Casey pour faire un exposé de SVT. Leur professeur leur avaient donnés à elles et tout leurs camarades des sujets à préparés pour la semaine prochaine. Cela avancerait dans notre programme, avait-il dit. Elles venaient de trouver les informations, de faire le plan et s'étaient partager les différentes parties, pour que chacune les travaillent chez elles. Pour ensuite, tout assemblée pendant les heures d'études. Après cette longue recherche, qui voue à une organisation pointilleuse. Casey alluma sa chaîne hi-fi pour laisser porter leurs pensées sur autre chose que sur les devoirs. C'est Noémie qui ouvra le bal, sur une discussion.
-Il m'énerve déjà, ce prof avec ces devoirs et surtout ces exposés là. Dit – elle.
-Oui c'est clair, mais celui dont je ne peux pas me voir c'est le prof de maths, déjà que je n'aime pas cette matière, sa va donner. Répondit Casey.
-Oh déjà qu'en dirait qu'il a une dent contre toi, mais en même temps tu es toujours entrain de lui poser des questions, inutilement.
-Mais ce n'est pas de ma faute, si je ne comprends pas.
Noémie se mit à rire.
-Bon et toi alors tu aimes bien les profs que l'on a. Interrogea Casey à Silvia peu bavarde.
-Pour le moment, sa va, à part peut être le prof d'anglais, toujours entrain de me poser des questions, il n'y a pas que moi dans la classe. Répondit- elle.
-Il est peut être amoureux de toi. Répliqua Noémie.
Elles pouffèrent de rire.
-N'importe quoi.
-Qui sait.
-Pfff.
-Ah et vous avez vu l'autre jour, quand le prof de maths a touché les fesses à Rafael, qui se dirigeait vers le tableau, j'étais morte de rire. Annonça Casey.
-Non ce n'est pas vrai, mais c'était quand ? demanda Silvia. J'imagine la tête que devait avoir Rafael. Ajouta t- elle.
-Euh il y a deux semaines environ, ah non mais il a été choqué et troublé pas que lui d'ailleurs. Expliqua t – elle.
-Ah oui, mince je n'ai pas fais gaffe.
-Dommage que je n'étais pas là. Dit Noémie.
-Elle est bien notre classe quand même. Ajouta t- elle.
-Dans l'ensemble oui. Répliqua Silvia.
-Oui à part qu'elle n'est pas assez soudée, enfin je trouve. Avoua Casey.
-C'est vrai, mais bon en même temps ce n'est que le début de l'année, il nous reste du temps, pour tous nous connaître. Enonça Noémie.
-Bon et sinon il n'y a pas de garçon qui vous plaît depuis la rentrée ? Questionna Noémie.
-Et bien moi tu sais, toujours le même. Proféra la s½ur de Roberto.
-Oui Andrew...Mais pourquoi attends tu à ce qu'il fasse le premier, tu risques à le perdre si ça continues.
-C'est comme sa et puis c'est mon problème. S'exclama t –elle.
-Bon et toi Silvia ? Demanda t – elle en se tournant dans sa direction.
-Euh moi...Personne. Avoua t- elle.
-Ah oui. S'étonna t –elle... Et bien moi pareil. Ajouta t- elle.
Après un long instant, Casey avait proposée de regarder un film dont elles avaient acceptées. Voilà comment s'était achevée leur après-midi.
Silvia se trouvait désormais chez elle, dans sa chambre, elle déposa son sac sur la chaise de son bureau, alluma sa chaine hi-fi, se laissant tomber sur son lit, elle repensait à cette journée, elle n'avait pas été trop bavarde. Mais elle était comme sa, elle observait toutes les réactions des personnes qui se trouvaient en face d'elles, pour ensuite voir si elle pouvait se confier, sans avoir peur qu'elles le répètent. C'était l'inspection qu'elle faisait à chaque rencontre, parce qu'elle restait méfiante à l'égard des autres, et cela ne datait pas d'aujourd'hui. Parfois, elle aimerait que ce tempérament disparaisse mais apparemment, c'était inné en elle et il surgissait, sans qu'elle le veuille.
Puis les pensées s'entrechoquèrent, se brouillèrent, un mal de tête venait de faire son apparition, peut être un manque de sommeil ou tout juste la baisse de moral qui agissait sur son état de santé et qui la rendait plus fatiguée qu'elle ne l'ait d'habitude. Elle ferma les yeux et posa les doigts sur ses tempes pour tenter d'atténuée ce mal, qui s'amplifiait puis finit par s'endormir.
Woody.